Le sentier des croyants


 
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 chapitre de l'oubli pendant la prière

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L-Bayyina
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MessageSujet: chapitre de l'oubli pendant la prière   Ven 28 Mai 2010, 10:10

CHAPITRE DES OUBLIS AU COURS DE LA PRIERE

Les prosternations en réparation d'oubli sont des pratiques d'ordre traditionnel renforcées.

Toute erreur commise dans la prière devra être réparée par deux prosternations :

- avant le salut final, quand les deux Tachahodes sont terminés, puis par un nouveau Tachahode, s’il s’agit d’une omission

- après le salut final, s’il s’agit d’un rajout.

Après chacune d'elles, le fidèle aura à prononcer un autre salut.

Celui qui commet une erreur par omission et par ajout devra faire une prosternation avant le salut final.

Celui qui oublie la prosternation qui précède le salut final, la fera s'il s’en souvient peu après. S'il ne s’en souvient que longtemps plus tard, ou après la sortie de la mosquée, la prosternation ne sera plus valable. Dans le cas où l'oubli porterait sur trois SOUNNAH (prescription d'ordre traditionnel) ou davantage, la prière ne le serait pas non plus ; mais si tel n’est pas le cas, elle reste valable.

Celui qui oublie de faire la prosternation après le salut final devra la faire même un an après.

Pour celui qui omet une obligation d'institution divine, la prosternation réparatrice n'est pas valable.

Celui qui oublie des actes méritoires (Fadaël) n'a pas à faire de prosternation.



On ne doit faire la prosternation avant le salut final, que si l'oubli porte sur deux SOUNNAH (prescription d'ordre traditionnel) ou davantage. Mais pour une seule SOUNNAH il n'y a pas à faire de prosternation, à moins que ce ne soit la récitation à basse voix ou à haute voix qui ait été oubliée.

Celui qui a baissé la voix dans la récitation de la prière au lieu de l'élever, doit se prosterner avant le salut final.

Celui qui élève la voix dans la prière à voix basse, doit se prosterner après le salut final.

Celui qui, par oubli, aura parlé (durant la prière) fera une prosternation après le salut final.

Celui qui fait le salut final après deux inclinaisons — RAKÂAS – doit se prosterner après le salut final.

Une prière redoublée — par erreur — n'est pas valable.

Celui qui doute avoir correctement achevé sa prière, devra refaire ce sur quoi porte le doute.

Le doute d'omission vaut la certitude, c'est ainsi que le fidèle qui pense avoir oublié une inclination -- RAKÂA — ou une prosternation doit l'accomplir et ajouter une prosternation au salut final.

S'il doute avoir accompli le salut final, il doit le faire s'il s'en aperçoit immédiatement, mais n'est pas tenu d'y ajouter une prosternation ; s'il s'en aperçoit longtemps après, sa prière n'est pas valable.

Le fidèle sujet au doute ne doit pas en tenir compte, et n'a pas à réparer ce qu'il croit avoir omis, mais doit une prosternation après le salut final, que son inquiétude porte sur des omissions ou sur des ajouts.

Celui qui élève la voix au cours du (COUNOUT) n'a pas à se prosterner, mais s'il l'a intentionnellement fait, il encourt le blâme.


Qui aura ajouté une Sourate pendant les deux dernières RAKÂAS n'a pas à se prosterner après.

Celui qui entend prononcer le nom de Mohammed — que le bénédiction et le salut soient sur lui — et prononce lui-même cette formule, n'est tenu à rien, qu'il l'ait fait instinctivement au intentionnellement, en position debout ou assise.

Celui qui récite deux Sourates ou davantage au cours d'une seule RAKÂA, ou qui, pendant la récitation d'une Sourate passe à une autre, ou fait une Rakaâ avant d'avoir terminé une Sourate, ne doit rien pour cela.


On ne doit rien pour un signe de tête ou de main, fait au cours de la prière.

Celui qui, par erreur, a répété la Fatiha, doit une prosternation après le salut final, mais s'il l'a fait intentionnellement, sa prière n'est pas valable.

Celui qui se souvient avoir oublié une Sourate après s'être incliné pour le Roukoûe n'est pas tenu à une nouvelle récitation.

Le fidèle qui se souvient avoir remplacé la récitation à voix basse par une récitation à voix haute, ou inversement, avant le Roukoûe, doit rectifier son erreur en récitant à nouveau comme il se doit.

Si l'omission porte sur une seule Sourate il doit la réciter et n'a pas à se prosterner. Si l'oubli a porté sur la récitation de la Fatiha, il doit la faire et se prosterner après le salut final. Néanmoins s'il a oublié de réciter à haute voix au moment de l'inclination (Roukoûe) il se prosternera avant le salut final ; si l'oubli a porté sur la récitation à voix basse il doit une prosternation après la salut final, qu'il ait oublié la Fatiha ou une autre Sourate.


Celui qui rit au cours de la prière l'annule, que ce soit par oubli ou de façon délibérée, car ne rit au cours de la prière que l'homme négligent, ou le plaisantin.

Le croyant qui se lève pour prier doit détourner son coeur de toute chose hormis Dieu — gloire à lui — bannir de sa pensée le monde, et ce qu'il contient afin d'avoir présentes en son âme : la Majesté Divine et sa Grandeur ; son coeur doit tressaillir et son âme s'imprégner de la crainte de Dieu, Très-haut. Cette prière est celle des pieux croyants.

Le simple sourire est sans importance.

Les pleurs du fervent fidèle sont pardonnables.

Celui qui prête un peu l’oreille aux propos d'un causeur ne doit rien.

Celui qui, après les deux Rakâas et avant de s'asseoir (Joulouss), s’apprête à se relever mais se rappelle qu'il doit rester assis, le fera et ne se prosternera pas, à condition que ses mains et ses genoux n'aient pas quitté le sol. Dans le cas contraire, il doit continuer sa prière et se prosterner avant le salut final. S'il se rassoit après s'être relevé, par oubli ou intentionnellement, sa prière est valable moyennant une prosternation après le salut final.

Celui qui, par oubli, renifle pendant la prière, devra une prosternation après le salut final ; mais si l'acte est intentionnel la prière n'est pas valable.

Si le fidèle éternue pendant la prière, il n'a pas à se préoccuper du Hamde —Al-HamdouLillahi — ni à répondre au souhait qu'on lui fait. De même il n'a pas à prononcer de formule si son voisin éternue. Prononcer la louange à Dieu — Al-HamdouLillahi — est permis au cours de la prière.

S'il bâille, il doit porter la main sur sa bouche, et terminer le bâillement sans réciter tout en bayant.


Celui qui pense se trouver en état de souillure mineure ou d'impureté légale, mais se convainc de sa pureté, ne doit rien.

Se tourner par inadvertance, au cours de la prière, ne demande pas réparation ; mais si c'est fait intentionnellement c'est blâmable. Si le mouvement conduit le fidèle à tourner le dos à la Kibla — AL-Kaâba — la prière est rompu et doit être recommencée.

Celui qui vient à la prière vêtu de soie, paré de bijoux d'or, ou qui, pendant la prière, commet un larcin ou regarde une chose défendue, est un rebelle à la loi divine, mais sa prière est valable.

Celui qui, au cours de la récitation de la prière se trompe d'un mot, doit se prosterner après le salut final. Si le mot employé est un mot du Coran, il ne doit pas de prosternation, sauf s'il modifie la phrase ou son sens.


La somnolence pendant la prière ne demande pas de réparation, mais le sommeil profond oblige à recommencer la prière ainsi que les ablutions.


Les gémissements d'un fidèle malade sont pardonnables et il en va de même pour la toux. Toutefois, tousser pour attirer l'attention est désapprouvé, bien que la prière reste valable.

Le fidèle appelé qui répond : « Soubhanallah » est à blâmer, mais sa prière est valable.


Celui qui, récitant la prière, s'arrête par défaut de mémoire, et auquel personne ne peut souffler, doit délaisser ce verset et passer à la suite ; s'il ne le peut, il doit s'incliner. S’il trouve un Coran à sa portée, il ne pourra y lire que la Fâtiha, qu’il devra nécessairement achever en la lisant dans le Coran ou autre.


Si un seul verset manque à sa récitation, il devra faire une prosternation avant le salut, mais s’il en manque davantage la prière n'est pas valable.

Souffler à quelqu'un d'autre qu'à l'Imam annule la prière et le fidèle ne peut souffler à son Imam que si ce dernier l'attend, ou si sa récitation modifie le sens du texte Coranique.

Celui qui, pendant la prière, a des pensées étrangères, voit diminuer sa récompense en faveurs divines, mais sa prière est valable.

Repousser de la main, en priant, une personne qui passe, toucher le sol par un côté du front, ou bien par un ou deux ou pans de son turban ne demande pas de réparation, de même pour le vomissement involontaire ou les régurgitations liquides.

Quant à celui qui prie sous la direction d'un Imam, la responsabilité de ses oublis incombe à ce dernier, à moins qu il ne s'agisse de l'omission d'une obligation d'ordre divin.


Si celui qui prie sous la direction d'un Imam oublie une inclination (Roukoûe), est pris de somnolence ou est bousculé pendant cette dernière, alors qu'il n'est pas dans la première Rakâa, s'il pense rattraper l'Imam avant que ce dernier se relève de la deuxième prosternation, il doit faire son inclination et le rattraper ; s'il ne pense pas pouvoir le rejoindre, il abandonnera l'inclination et suivra l'Imam, mais fera en compensation une inclination — Rakâa — après le salut de son Imam.


S'il oublie une prosternation, ou s'il est bousculé en la faisant, ou s'il a été pris de somnolence jusqu'à l'instant où l'Imam se relève pour une autre inclination, il doit se prosterner s'il pense rejoindre l'Imam avant que ce dernier s'incline; sinon il doit le suivre et accomplira une autre inclination ; l'ayant faite il n'a pas à se prosterner, sauf s'il a des doutes sur l'inclination ou la prosternation.

Celui qui, pendant la prière, voit un scorpion ou un serpent se diriger vers lui et le tue, ne doit rien, sauf s'il a mis longtemps pour le faire, ou s'il s'est détourné de la KIBLA. Il doit alors arrêter sa prière et la recommencer.


Celui qui ne sait plus s'il en est au Ouître — Rakâa surérogatoire unique — ou à la deuxième inclination du Chaf' — couple des Rakâas surérogatoires — considérera en être à cette dernière, se prosternera après le salut final et fera ensuite le Ouître.


Parler par inadvertance entre le Chaf' et le Ouître ne demande pas réparation ; le faire intentionnellement est blâmable, mais n'en demande pas non plus.


Celui qui a été devancé par l'Imam de moins d'une Rakâa ne doit faire aucune prosternation, et s'il la fait, sa prière n'est pas valable. Si son retard est d'une Rakâa complète ou davantage, il se joindra à l'Imam pour la prosternation expiatoire qui précède le salut final et différera jusqu'à la fin de sa prière la prosternation expiatoire qui succède au salut final, ce n’est que là qu'il se prosternera.

Si le fidèle devancé par son Imam se rend compte qu'il a fait une omission après le salut de l'Imam, il est mis au rang de celui qui fait seul sa prière.

Si le fidèle devancé par son Imam, se doit d'un devoir (surérogatoire du côté de son Imam, mais obligatoire de son côté à lui) le devoir obligatoire lui sera suffisant.

Celui qui oublie l'inclination et s'en souvient pendant la prosternation, se remet debout, lit quelques versets, recommence l'inclination — Roukoûe — et continue sa prière, et se prosternera après le salut final.


Celui qui oublie une seule prosternation et s'en souvient après s'être relevé, revient immédiatement à la position assise pour refaire cette prosternation ; mais s'il s'en souvient en étant assis, il la fera tout de suite.


Si le fidèle se souvient de la prosternation après avoir levé sa tête de l'inclination précédente, il continue alors sa prière sans revenir à la prosternation passée, et supprime la prosternation de l'oubli, en augmentant une autre inclination qui lui remplace, et se prosternera avant le salut final; et de même si cette inclination est l'une des deux premières inclinations, et le fidèle s'en souvient après avoir commencé la troisième, ou après le salut final, ou si cette inclination n'est pas l'une des deux premières et s'en souvient avant avoir commencé la troisième ( puisqu'il a déjà fait la récitation, l'inclination et la prosternation ).





Celui qui fait le salut final avec des doutes sur sa prière, alors elle ne sera pas valable.

L'oubli dans la prière de réparation — prière à refaire — a le même statut que dans la prière obligatoire ; et l'oubli dans la prière surérogatoire est comme dans la prière obliga­toire, sauf dans six cas :

la Fatiha, la Sourate, la récitation à voix basse, la réci­tation à haute voix, l'augmentation d'une Rakâa, et l'oubli de quelques obligations divines.

Celui qui oublie la Fatiha dans la prière surérogatoire et s'en souvient après l'inclination, continue sa prière et se pros­terne avant le salut final, contrairement à ce qui se fait dans la prière d'obligation divine, où on ne tiens pas compte de cette Rakâa et on en ajoute une autre en se prosternant après comme dans le cas de celui qui oublie la prosternation.

Celui qui oublie la Sourate ou la lecture à haute voix ou à basse voix dans la prière surérogatoire, et s'en souvient après l'inclination, continue sa prière et ne doit pas de prosternation, contrairement à ce qui se fait dans la prière d'obligation divine.



Celui qui se lève pour une troisième inclination dans la prière surérogatoire, et se rappelle être en faute avant de s'in­cliner, doit revenir à la prosternation après le salut final. S'il se rappelle avoir fait un ajout après la troisième inclinaison, il doit continuer sa prière et faire une quatrième Rakâa et se prosterner après le salut final, contrairement à ce qui se fait dans la prière d'obligation divine, car dans celle-ci il doit revenir à sa prière et se prosterner après le salut final.

Celui qui oublie un élément constitutif dans la prière suré­rogatoire, comme l'inclination ou la prosternation, et ne s'en souvient qu'après le salut final et longtemps après, n'a pas à refaire sa prière ; contrairement à la prière d'obligation divine qu'il devra obligatoirement accomplir et réparer.

Celui qui interrompt — de manière délibérée – la prière surérogatoire, ou en oublie une inclination ou une prosterna­tion intentionnellement doit toujours la refaire.

Celui qui soupire au cours de sa prière ne doit rien, sauf s'il prononce — distinctement — une lettre de l'alphabet

Si l'Imam commet une omission ou un ajout, le fidèle guidé doit attirer son attention en disant : Soubhanallah —gloire à Dieu —

S'il prononce le salut final, fais une autre inclination en remplacement de celle que tu as annulée. Pour réparer la prière tu te prosterneras avant le salut final.

Si vous êtes en groupe dans la prière, il est préfé­rable de charger l'un de vous de terminer votre prière.



Si l'Imam ajoute une troisième prosternation dis-lui : Soubhanallah ! Et ne te prosterne pas avec lui.



Si ton Imam se lève après deux inclinations dis-lui: Soub­hanallah ; s'il a quitté le sol (pour se relever) suis-le. Si l'Imam s'assoit dans la première Rakaâ ou dans la troisième inclination, lève-toi et ne t'assois pas avec lui ; s'il fait une seule prosternation et oublie la seconde dis-lui : Soubhanallah, et ne te lève pas avec lui, sauf si tu crois qu'il a l'intention de faire une (seconde) inclination, auquel cas tu dois le suivre et ne t'assois pas avec lui après, ni dans la seconde, ni dans la quatrième inclination. S'il prononce le salut final, fais une autre inclination en remplacement de celle que tu as annulée. Pour réparer la prière tu te prosterneras avant le salut final. Si vous êtes en groupe dans la prière, il est préfé­rable de charger l'un de vous de terminer votre prière.



Si l'Imam se lève pour une cinquième inclination, celui qui est certain de sa validité ou en doute, doit le suivre; celui qui est certain qu'elle est de trop, doit s'asseoir. Si le fidèle du premier cas s'assoit et celui du second cas se lève, leur prière n'est pas valable.

Si l'Imam prononce le salut final avant d'avoir terminé sa prière, le fidèle qui prie sous sa direction doit lui dire : Soubhanallah ! S'il ajoute foi à son rappel il devra achever sa prière et se prosterner après le salut final. Si l'Imam a des dou­tes sur le rappel (qui lui a été adressé par le fidèle) il devra s'informer auprès des deux fidèles dignes de foi, et il leur est permis, dans ce cas, de parler ; s'il est convaincu de ne pas s'être trompé il devra agir comme il le croit, et ne pas tenir compte des dires des deux fidèles, mais, s'ils sont plus nombreux il devra s'en rapporter à eux.








Fin du Mukhtaçar fi Ibadat

du

Shaykh al Akhdari
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MessageSujet: Re: chapitre de l'oubli pendant la prière   Dim 06 Juin 2010, 06:54

aa



jaza pour ce sujet qui pourra en aider plus d'une moi y compris


Différents cas de réparation:

Il y a deux sortes de réparation:
Une réparation à cause de l'oubli.
Une réparation à cause de l'ajout.


a) Une réparation à cause de l'oubli:"sujûd al-qablî"

Pour l'oubli des Sunan c'est à dire des obligations traditionnelles de la prière: comme le fait d'oublier la sourate après la Fâtiha et s'incliner sans faire de sourate, ou le fait de lire à voix basse au lieu de lire à voix haute (dans les prières de la nuit: pour la Fâtiha de l'une des deux premières Rak'at ou les deux Sourate des deux premières Rak'at ou la Fatiha et la Sourate de l'une des deux premières Rak'at ) ou oublier le Tashahhud du milieu (c'est à dire par exemple quelqu'un qui est monté de la deuxième Rak'at sans faire le tashahhud du milieu et sans même s'asseoir, par oubli) , le fait d'oublier trois Allâhu akbar.


On fait pour réparer notre prière :
Deux prosternations avant le salut final (sujûd al-qablî).

Le Sujûd al-qablî se fait trés exactement pour l'oubli d'une sunna mouakkada(appuyée) ou de deux ou trois sunna non appuyées et plus.

Oublier la sourate après la Fâtiha par exemple, est équivalent à l'oubli de trois sunanes : car pour la sourate : il y a : sa lecture, la façon de la lire : à voix haute ou à voix basse (selon les cas), et le fait de se mettre debout pour la lire : qui sont donc les trois sunanes.

Dans notre doctrine(Malikite), il y a 8 sunna Mouakkada (voir les vers d'Ibn 'Ashir à ce sujet).L'oubli de 3 Sunan ou plus, nous oblige à faire le Sujûd al-qablî.
Il y a une exception: on ne fait pas de Sujûd al-qablî pour l'oublie d'un Takbîr ou d'un "sami'a Allahu liman Hamidahu" même s'ils sont cités parmi les 8 sunna Muakkada de la prière : la prière reste valide; si on oublie deux Takbîr ou plus ou deux "sami'a Allahu liman Hamidahu" ou plus: là on fait le sujûd al-qablî pour réparer.

Comment faire le "sujûd Al-qablî"?
Après le tashahhud final, on ne fait pas tout de suite le salâm (salut final), on se prosterne une fois(en faisant le takbîr), on s'assoit(en faisant le takbîr), puis on se prosterne une deuxième fois(en faisant le takbîr) puis on s'assoit(en faisant le takbîr) pour refaire le tashahhud final et enfin on fait le salut final.

Un cas important : si au cours d'une prière de quatre rak'at, et si après la deuxième prosternation de la deuxième Rak‘at, on s'est relevé en oubliant de s'assoire pour le tashahhud du milieu alors que les mains et les genoux sont déjà loin de la terre, il faut continuer la prière sans revenir à la position assise, et enfin il faut faire le "sujûd al-qablî" pour réparer la prière (pour ce cas, il y a eu oubli de la position assise et du tashahhud du milieu).


b) Une réparation à cause de l'ajout : le "sujûd al-ba'dî"

Les différents cas d'ajouts:
Quand on ajoute dans notre prière quelque chose qui n'en fait pas partie sans faire attention: exemples : le cas du prophète (paix et salut sur lui). C'est à dire en pratique pour la prière du Zuhr ou ‘asr (par exemple): si on fait deux rak'at puis par inattention on fait le salâm après le tashahhud du milieu, après on se rend compte ou on se rappelle de suite qu'on a fait que deux rak'at : là on se relève(on fait la takbîrat al-ihrâm), on effectue les deux rak'at manquantes, on fait le tashahhud final et le salut final puis on fait le "sujûd al-ba'dî" (deux prosternations après le salâm final) décrit ci dessous.

Celui qui quitte la prière en se rappelant qu'il lui reste un de ses actes (obligatoires), doit revenir, s'il se trouve à proximité(s'il ne passe pas un long moment), puis faire le takbîr initiale de sacralité (takbîrat al-ihrâm) et prier ce qui lui reste puis faire le sujûd de réparation(voir ci dessous: les détails sur le cas : rappel de l'oubli d'un pilier après le salâm). S'il est loin de cela ou bien s'il est déjà sorti de la mosquée, il recommencera la prière.Cela est aussi valable pour celui qui a oublié le salut final (as-salâm) : avec le détail suivant:
-celui qui omet d'accomplir le salâm et ne s'en rappelle que trés peu de temps après tout en étant assis, aura à accomplir ce salâm et sa prière est valide.
-celui qui omet d'accomplir le salâm et ne s'en rappelle que quand il se lève ( et qu'il s'était détourné par exemple de la Qibla) : aura à accomplir la takbîrat al-ihrâm tout en étant debout(en direction de la Qibla). Ensuite il se mettra en position assise pour réciter de nouveau le Tashahhud puis fera le salâm et le sujûd al-ba'adî.
-si un long temps passe avant qu'il se rappelle de l'oubli toute la prière sera à refaire.

Celui qui fait le salâm après deux Rak‘at (ou trois) par inattention alors qu'il devait faire quatre rak‘at, puis se rend compte de suite (de cette inattention): fera le takbîr initiale de sacralité (takbîrat al-ihrâm) et prira ce qui lui reste comme le cas du prophète cité. Et enfin après le salut final, il fera : le "sujûd al-ba'dî" (à cause de l'ajout). Si un long moment passe (comme s'il quitte la mosquée) avant qu'il se rende compte de son erreur(oubli de piliers) : là il refera sa prière entiérement.

Par inattention, pendant la prière il arrive qu'on s'assoie après une rak'at et/ou qu'on fasse un tashahhud inutile. Dans ce cas, dés qu'on se rend compte de cette inattention, on remonte, on continu la prière normalement et enfin après le salut final, on fait : le "sujûd al-ba'dî".
Si on a lu la Fâtiha et la Sourate à voix haute alors qu'elles devait être lues à voix basse (les prières silencieuses de la journée) : pareille, après le salut final, on fait : le "sujûd al-ba'dî" (pour réparer).
Si on a lu la sourate directement en oubliant de lire la Fâtiha d'abord, on refait la lecture de la Fâtiha et de la sourate, puis on continue la prière normalement et enfin après le salut final, on fait : le "sujûd al-ba'dî".
Si on a lu la Fâtiha à voix haute alors qu'elle devait être lue à voix basse, on doit faire: le "sujûd al-ba'dî", aussi après le salut final.
Le fidèle qui se souvient avoir remplacé la récitation à voix basse par une récitation à voix haute, ou inversement, avant l'inclinaison, doit rectifier son erreur en récitant à nouveau comme il se doit:
Si l'omission porte sur une seule Sourate il doit la (re)réciter et n'a pas à se prosterner. Si l'oubli a porté sur la récitation de la Fatiha, il doit la faire et se prosterner après le salut final.

Comment faire le "sujûd al-ba'dî":
Tout simplement c'est comme le "Sujûd al-qablî", mais il est fait après le salut final: après le salut final, on se prosterne une fois(en faisant le takbîr), puis on s'assoit( en faisant le takbîr), puis on se prosterne une deuxième fois(en faisant le takbîr), puis on s'assois(en faisant le takbîr) et on fait encore une fois le tashahhud final, enfin on fait le salut final.


c) Remarques importantes

Si on oublie le "sujûd al-qablî" pour réparer notre prière (en cas d'oubli de Sunan dans la prière), il faut le rattraper tout de suite après le Salâm (en faisant un "sujûd al-ba'dî"). Si un certain temps s'écoule sans le faire (exemple : si on sort de la mosquée en oubliant de le faire), et s'il s'agissait de l'oubli de 3 Sunan ou plus on doit refaire toute la prière. S'il s'agit de l'oubli d'une sunna appuyée (Muakkada) ou de deux Sunan légéres : là cet oubli n'invalide pas la prière (même si on ne fait pas le sujûd réparateur) : il est sunna (et non obligatoire) dans ce cas de faire le Sujûd al-qablî ou le sujûd al-ba'adî de suite si on avait oublié de faire le sujûd al-qablî.
Par contre, dans la réparation à cause de l'ajout: où le "sujûd al-ba'dî" est à faire, ce "sujûd al-ba'dî" se rattrapera à n'importe quel moment (sans limitation de durée) si on l'avait oublié, sans refaire la prière(même s'il s'en rappelle après un an).

Si on a fait un ajout et un oubli: c'est l'oubli qui l'emporte: on fait le "sujûd al-qablî". Exemple: on a oublié la sourate de la première rak'at et on a fait par oubli cinq rak'at au lieu de quatre c'est à dire on a ajouté -par oubli -à la fin, une rak'at, on ne s'est pas assis après la quatrième rak'at: dans ce cas, après le « Tashahhud » final, on fait "le sujûd al-qablî" puis le salâm.

Dans la prière en groupe, derrière l'Imâm, même si on oublie ou on ajoute involontairement pendant cette prière, on ne fait rien, la prière est valide car c'est l'Imâm qui prend en charge tout (sauf si on oublie un pilier de la prière)[1].

Si l'oubli ou l'ajout (l'inattention) nous arrive pendant le rattrapage de ce qu'on n'a pas fait avec l'Imâm (en dehors de la prière derrière l'Imâm), dans ce cas on doit réparer notre prière par le sujûd al-ba‘dî ou le sujûd al-qablî : (l'Imâm ne prend pas cela en charge).
Quand on arrive en cours de prière derrière un Imâm qui a eu un oubli ou un ajout, on fait avec lui le "sujûd al-qablî", mais on ne fait jamais avec lui le "sujûd al-ba'dî" (car il le fait après le salâm). Donc, quand il dira : "as-salâmu 'alaykum" on remonte tout de suite et on rattrape ce qu'on n'a pas fait avec lui, enfin, on fait le "sujûd al-ba'dî" (dû à l'erreur de l'Imâm) après NOTRE salâm.

Si on rattrape moins d'une rak‘at avec l'Imâm (exemple : on le rattrape dans la dernière prosternation de la dernière rak‘at), on n'aura pas à faire de réparation due à l'erreur de l'Imâm.

Notez bien : il est important de savoir que si on oublie trois sunna(sunanes) ou plus, et on ne fait pas de réparation (par le sujûd al-qablî ou le sujûd al-ba'dî, immédiatement, si on avait oublié de faire le sujûd al-qablî ), la prière est invalide : il faut la refaire.

Pas de sujûd al-qabli pour l'oubli d'un Mustahabb ou d'une sunna légére ou d'un mandûb dans la prière: la prière reste correcte.
Si la personne fait le sujûd al-qabli pour cela (comme lorsqu'il oublie une Takbîrat, ou le "Rabbanâ laka al-hamd" ou qu'il oublie les invocations de "al-qunût" et qu'il fasse comme même sujûd al-qabli): dans ce cas sa prière est à refaire.


d) Dans les cas d'oubli de piliers de la prière:

Dans le cas où on se rappelle de l'oubli après s'être relevé de l'inclinaison (Rukû‘) de la Rak'at suivant celle où il y a eu l'oubli, il faudra considérer comme nulle la Rak'at où il y a eu l'oubli, et construire la prière à partir de la Rak'at en cours(sauf si l'oubli porte sur le Rukû' : s'il s'en rappelle alors qu'il est dans le Rukû' suivant (avant de se relever de ce Rukû' ou aussi après) il continue et considére la précédente Rak'at(où il ya eu l'oubli) comme étant nulle).
Dans le cas où on se rappelle de l'oubli avant l'inclinaison de la Rak‘at qui suit ou à cette inclinaison avant de se relever, il faudra faire le pilier oublié (sauf si l'oubli porte sur le Rukû' et s'il s'en rappelle alors qu'il est dans le Rukû' suivant (avant de se relever de ce Rukû' ou aussi après) il continue et considére la précédente Rak'at nulle ; dans le cas où il se rappelle de l'oubli de ce rukû' avant l'inclinaison suivante : il le fera(le rattrapera) sans annuler sa Rak'at en question).

Il fera enfin le « sujûd al-ba'dî » OU le « sujûd al-qablî » selon les cas, pour réparer la prière (voir les exemples).

Détaillons des exemples :

Si à partir (ou au moment) de l'inclinaison de la deuxième Rak'at on se rend compte par exemple qu'on avait oublié le Ruku' de la première rak'at: on considère la première Rak'at nulle et on considère la deuxième rak'at comme la première puis on continue la prière normalement et enfin après le salut final on fait : le "sujûd al-ba'dî".
Par contre, Si on n'a pas encore accompli le "Rukû'" -(l'inclinaison)- de la Rak'at qui suit (ici la deuxième) et on se rappelle de l'oubli cité : on doit acomplir le pilier non accompli… Et enfin après le salut final, on fait : le "sujûd al-ba'dî" (dans ce cas).
Si le fidèle oublie le sujûd de la deuxième Rak'at par exemple et se relève pour faire la troisième Rak'at : puis se rappelle de son oubli avant de remonter du Rukû' (de cette troisième Rak'at) : il fait ce sujûd (oublié) (en revenant à la position assise pour faire ce sujûd sauf s'il a déjà accompli la position assise avant la levée)... S'il ne se rappelle de cela que après être remonté du Rukû‘ (de l'inclinaison) de cette troisième Rak'at: il continue sa prière en considérant cette troisième Rak'at comme la deuxième…A la fin : il fait le sujûd al-qablî avant le salâm car dans ce cas il aura lu dans sa deuxième rak'at qu'avec la Fâtiha sans la Sourate et aura ajouter une Rak'at inutile (celle où il y avait l'oubli qu'il avait rendu nulle).
(Al-Fiqh ‘alâ al-madhâhib al-arba'a d'Al-jazîrî tome I page 413-414.)

Dans la Mudawwana de Sahnûn :
L'Imâm Mâlik a dit :
« Celui qui fait une Rak'at puis oublie ses deux sujûd (prosternations), et ne se rappelle de cela que dans la deuxième rak'at avant l'inclinaison (rukû') de celle ci : qu'il revienne et fasse les deux proternations puis se reléve et fait la lecture (pour sa deuxième Rak'at) et continue sa prière ainsi.

S'il oubli une prosternation de la première Rak'at et ne s'en rappelle que lorsqu'il est dans la deuxième Rak'at alors qu'il ne s'est pas encore incliné ou s'il est encore en position d'inclinaison (de celle-ci) : il fait la prosternation oubliée (en revenant à la position assise pour l'accomplir sauf s'il avait déjà marqué cette position avant la levée) puis remonte pour faire la deuxième Rak'at (à partir de la lecture) et continue le reste. Si le rappel de l'oubli (du pilier cité) survient après s'être relevé du Ruku'(inclinaison) de la deuxième rak'at : il continuera la prière en considérant nulle la première Rak'at (où il y a eu l'oubli) : donc dans ce cas sa deuxième sera sa première…

Dans tous ces cas cités il fera après le salut final: le "sujûd al-ba'dî". »


Si on ne se rappelle de l'oubli du pilier que après le salâm :
dans ce cas la Rak'at où il y a eu l'oubli du pilier est considérée annulée et le fidéle reconstruit sa prière à partir de la Rak'at correcte; quand le fidéle fait la takbîrat al-ihrâm pour faire la rak'at complétant sa prière: la rak'at correcte prend la place de la rak'at où il y a eu l'oubli du pilier et la raka't faite en plus (à la fin) (pour corriger) viendra en complément ; (par exemple : la deuxième sera la première, la troisième sera la deuxième....)
Enfin : on fera le sujûd al-qablî ou le sujûd al-baa'dî selon les cas.

Exemples:
Si l'oubli porte par exemple sur l'inclinaison (rukû') d'une Rak'at (d'une prière qui fait 4 rak'at par exemple) et qu'il s'en rappelle qu'après le salâm :
Le fidèle va considérer annulée la Rak'at où il y a eu l'oubli du pilier; et aura à faire la « Takbîrat al-Ihrâm » tout en étant assis, position dans laquelle il avait clôturé la prière. Ensuite il accomplira une Rak'at entière avec uniquement la Fâtiha sans la Sourate (pour ainsi compléter ses 4 Rak'at) : ensuite il fera le sujûd al-qablî si la Rak'at où il y a eu l'omission fait partie des deux premières Rak'at ; ou le sujûd al-baa'dî si celle-ci fait partie des deux dernières.

Par contre : si un long temps passe avant qu'il (re)fasse la Takbîrat al-ihrâm et corrige (en faisant la rak'at complémentaire) : toute la prière sera à refaire.

(Ces règles concernent l'Imâm et celui qui prie seul, pour celui qui est dirigé par un Imâm : si celui qui est dirigé manque une inclinaison ou une prosternation à cause de la foule(contrainte) ou de l'oubli ou d'un sommeil léger par exemple et il manque de rattraper le pilier manqué : là il refait la rak'at où il y a eu l'oubli du pilier comme elle était (après le salâm de l'Imâm)).

Quant à l'oubli de la Takbîrat al-ihrâm ou de la niyya (l'intention) : ils obligent de refaire toute la prière.


Cas de l'oubli de la Fâtiha :

(Le plus connu dans notre école est que la Fâtiha (sa récitation) est une obligation (pilier) pour chaque Rak'at : pour l'Imâm et celui qui prie seul)
Pour celui qui est dirigé par l'Imâm elle n'est pas obligatoire pour lui comme déjà précisé dans les mandûbât (choses recommandées).

Dans la Mudawwana de Sahnûn :
J'ai demandé à l'Imâm Mâlik plusieurs fois à propos de celui qui a oublié de lire la Fâtiha dans une rak'at et il répond : il ne tient pas compte de cette Rak'at et la refait (sauf s'il est derrière (dirigé par) l'Imâm dans cela).
من المدونة الكبري للامام مالك التي رواها الامام سحنون بن سعيد التنوخي عن الامام عبد الرحمن بن القاسم العتقي عن امام دار الهجرة:
وسألت مالكا غير مرة عمن نسى أم القرآن في ركعة قال أحب الي أن يلغي تلك الركعة ويعيدها (وقال) لى في حديث جابر هو الذى آخذ به قال كل ركعة لم يقرأ فيها بأم القرآن فلا يصليها الا وراء إمام قال فأنا آخذ بهذا الحديث

Détails :
S'il se rappelle avoir omis la récitation de la fâtiha au moment de s'incliner (rukû') (pendant la même Rak'at (unité) où il y a eu l'oubli), il aura à se relever pour réciter cette Fâtiha puis il continuera la prière et fera à la fin (après le salâm) le sujûd al-ba'adî.

S'il se rappelle de l'omission au moment de se prosterner (sujûd) (pendant la même Rak'at (unité) où il y a eu l'oubli), il aura à terminer les deux prosternations puis annulera cette rak'at pour se lever ensuite et accomplir une autre Rak'at à la place de celle où il y a eu l'oubli. Puis il continuera la prière et fera à la fin (après le salâm) le sujûd al-ba'adî.

S'il se rappelle l'omission de la Fâtiha au moment de l'accomplissement de la rak'at suivant celle où il y a eu l'oubli, il aura dans ce cas là, à annuler la Rak'at où il y a eu l'omission de la Fâtiha et à la remplacer par la rak'at suivante tout en faisant à la fin de la prière le sujûd al-ba'adî ou le sujûd al-qablî selon les cas :
-Si la Rak'at ayant fait l'objet d'omission fait partie des deux premières et que le fidèle ne s'en rappelle qu'après avoir accompli la troisième, il aura à faire dans ce cas : le sujûd al-qablî : à cause de la réunion à la fois du rajout (de la Rak'at annulée) et de l'omission (de la Sourate).
- Si la Rak'at ayant fait l'objet d'omission ne fait pas partie des deux premières ; ou bien en fait partie et que le fidèle se rappelle de son oubli avant d'accomplir la troisième Rak'at, il aura à se prosterner après le salâm (le sujûd al-ba'adî) à cause du rajout (de la Rak'at ainsi annulée).


e)Cas du doute:

Le doute normal:
Si on n'est pas sûr du nombre de rak'at accompli ou si on n'est pas sûr d'avoir accompli un pilier, on se base sur le moins disant et sur ce qui est sûr, (on refait donc le pilier qu'on croit manquant), et on fait après la fin de la prière : le "sujûd al-ba'dî".

Par exemple : on ne se sait plus si on a fait une ou deux Rak'at : on considère qu'on a fait seulement une Rak'at, on continue la prière normalement et enfin après le salut final, on fait : le "sujûd al-ba'dî".

Si la personne doute pendant la 3éme rak'at (après son rukû') qu'il avait oublié un pilier de la première Rak'at :
Cette première Rak'at sera nulle et la deuxième Rak'at sera la première et la troisième sera deuxième…Enfin : il fera dans ce cas le sujûd al-qablî avant le salâm, car dans ce cas il aura lu dans sa deuxième rak'at qu'avec la Fâtiha sans la Sourate et aura ajouter une Rak'at inutile (celle où il y avait l'oubli qu'il avait rendu nulle) : il aura donc accumulé oubli et ajout c'est pour cela qu'il fera le sujûd al-qablî.

Le waswâs (doute maladif,insufflations continues du Diable) :
Dans le livre Ad-durr ath-thamîn : Sharh du matn d'Ibn 'Ashir de Mayyâra al-mâlikî:
l'auteur dit:
Quand à celui qui est atteint par le waswâs (doute maladif,insufflations du Diable): son doute n'est pas à considérer du tout (شكه كالعدم): par exemple s'il a un doute maladif sur le nombre de rak'at accomplies :par exemple: s'il doute est ce qu'il a fait 3 ou 4 Rak'at : il considére qu'il a bien fait 4 rak'at (إرغاما للشيطان). Ceci pour s'opposer aux insufflations du Diable. Et il fera à la fin de la prière le sujûd al-ba'adî (les deux prosternations réparatrices aprés le salâm:السجود البعدي).
Le qâdî 'Abdel-Wahhâb dit:
est considéré comme atteint de waswâs celui (ou celle) qui est atteint par cela pendant chaque prière; ou une ou deux fois dans le même jour . Quand à celui (ou cellle) à qui cela n'arrive qu'après un jour ou deux ce n'est pas du waswâs (c'est un doute normal).
Le Dhikr est le meilleur moyen de chasser le waswâs.


Notes de bas de page:
[1]Voir Al-ma‘ûna tome I page 111. Dans le Sharh de Mayyâra : il précise : « Chaque inattention de celui qui est dirigé(survenue dans la prière avec l'Imâm) est prise en charge par l'Imâm (donc celui qui est dirigé ne fait rien et sa prière est valide dans ce cas) : sauf s'il s'agit d'oubli d'une Rak‘at ou Sajda ou de la Takbîrat al-Ihrâm ou du Salâm ou de l'intention pour la dite prière obligatoire. »
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chapitre de l'oubli pendant la prière

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